Dietrich Bonhoeffer : le Christ, l’Eglise et la communauté

Cet article fait partie du dossier thématique Communauté

Pentecôte 1943. Chers parents, nous voici encore séparés pour célébrer Pentecôte et c’est pourtant de façon particulière une fête de la communauté. Lorsque les cloches sonnaient ce matin de bonne heure, j’avais un grand désir d’une célébration liturgique mais, alors, j’ai fait comme Jean à Patmos 1 et j’ai célébré seul un si beau service divin que la solitude n’était absolument plus sensible tellement vous tous étiez présent, vous tous, ainsi que les paroisses dans lesquelles j’ai déjà célébré Pentecôte.

D. Bonhoeffer, Résistance et soumission, pp. 87-88, Lettre du 14.06.1943 à Karl et Paula Bonhoeffer.

Octobre 2020, retour en Europe de l’idée d’un confinement. Ce temps si étrange au goût de privation m’a donné envie de lire la correspondance de captivité du pasteur allemand Dietrich Bonhoeffer, avec l’arrière-pensée que toute ressemblance, si lointaine soit-elle, entre son expérience et la nôtre aujourd’hui n’est peut-être pas si fortuite que ça. La fête de la Pentecôte 1943 sonnait la dixième semaine après son arrestation. Pour Bonhoeffer, alors détenu à la prison préventive de la Wehrmacht de Berlin-Tegel, ce ne sont que les prémisses d’un parcours long de vingt-trois mois d’emprisonnement.

Aujourd’hui, ces temps troublés par la crise sanitaire amènent les chrétiens à repenser leurs rapports les uns aux autres et à se demander ce que signifie être Eglise et être communauté. De surcroît, il n’a pas fallu attendre la crise sanitaire et les éloignements qu’elle a provoqués pour constater que vivre la communauté de l’Eglise est une réalité mouvante, dont la perception a bien évolué au cours de ces dernières décennies. Comment comprendre les rapports de l’individu – et de sa liberté – à l’Eglise ?

 Pour nous éclairer un peu, l’idée est ici de parcourir quelques aspects du travail théologique que Bonhoeffer a fourni en se demandant ce qui fonde et constitue l’Eglise et la communauté chrétienne.

Nous nous attèlerons à cette tâche au travers de deux écrits distincts. Le premier provient d’un cours que Bonhoeffer a donné en 1932 sur la nature de l’Eglise et dont les notes d’étudiants ont permis la reconstitution. Le second est fruit de l’expérience des deux années (1935 à 1937) passées clandestinement à former les futurs pasteurs de l’Eglise confessante 2 d’Allemagne, sous la forme d’une vie communautaire au séminaire de Finkenwalde.

Deux écrits, deux contextes, deux époques, mais une constante : l’affirmation de Christ comme unique et indiscutable base de toute réflexion sur la communauté chrétienne.

I. La Nature de l’Eglise

« Avons-nous besoin d’une Eglise ? » se demandent les individualistes sceptiques, héritiers de la tradition historiques d’une bourgeoisie libérale. Et les préconiseurs d’un mysticisme moderne posent la même question. […] « Avoir besoin », cet impératif est-il péremptoire ? Alors que Dieu existe simplement en tant que Seigneur ? Alors qu’il nous réclame ? Alors que nous existons pour lui ? Il est absurde de demander si j’ai besoin de Dieu. « J’ai besoin » de tout, en tout temps et en tout lieu, pour utiliser toutes choses à mes fins. Mais ici, où Dieu s’adresse à nous, il est inopportun de parler ainsi. C’est pourquoi il est absurde de demander si nous avons besoin de l’Eglise. L’Eglise du Christ est le lieu où Dieu se révèle. C’est cela qu’il nous est demandé de reconnaître. L’Eglise […] est le lieu où Dieu parle, où il est présent pour nous. […] Qu’est-ce que l’Eglise en tant que révélation de Dieu ? La question ne pourra être posée qu’en ces termes.

D. Bonhoeffer, La Nature de l’Eglise, Genève, Labor et Fides, 1972, pp. 19 et 21.

Par cette question initiale, Bonhoeffer se place en réalité face à deux conceptions de l’Eglise, deux ecclésiologies préexistantes qu’il va choisir de dépasser.

D’un côté, l’Eglise constituée d’une somme d’individus, telle que la conçoivent ceux qu’il désigne dans son texte par « individualistes héritiers de la tradition historiques d’une bourgeoisie libérale ». Est clairement visé ici un individualisme protestant, auquel il va s’opposer. De l’autre, la compréhension catholique romaine de ce qu’est l’Eglise, une institution qui abolit le vis-à-vis entre elle et le Christ 3.

Le jeune Bonhoeffer, rédigeant son travail de doctorat 4, sera assez favorable à une identification « pure et dure » du Christ et de l’Eglise. Le rédacteur de La nature de l’Eglise, plus mûr, nuance nettement son propos même si, pour lui, le lien entre le Christ et l’Eglise reste des plus forts.

De manière un peu provocante, il parlera d’ailleurs de l’Eglise comme « Christ existant en tant que communauté » 5. En effet, Christ est bien le fondement de l’Eglise, car c’est lui qui a pris devant Dieu la place qui devait être celle de l’humanité : « L’Eglise est donnée en Christ et par Christ qui, par son action substitutive, est simultanément individu et humanité » 6. Ainsi, « l’Eglise a son unité dans l’unité de la personne du Christ. Elle est elle-même le Christ présent. Le Christ est la présence de Dieu sur la terre. Et l’Eglise est la présence du Christ sur la terre » 7.

Mais loin d’en rester à une identification monolithique du Christ à l’Eglise, la nouveauté qu’insuffle Bonhoeffer est qu’il ajoute à cette définition deux autres « structures fondamentales de l’Eglise en Christ et par Christ » 5.

D’une part, Bonhoeffer reconnaît au Christ son caractère de Seigneur de la communauté : le Christ Seigneur est au-dessus de la communauté, qui ainsi « ne pourra jamais se référer à elle-même ou à une propriété quelconque qui serait la sienne. Elle attend de son Seigneur […] toutes choses. […] Ainsi elle ne pourra jamais se fier à elle-même » 8. Bonhoeffer s’élève ici contre le sacrifice catholique de la messe par lequel « l’Eglise acquiert un certain pouvoir sur le Seigneur » 8.

D’autre part, comme troisième structure de l’Eglise, la structure communautaire souligne la fraternité du Christ :

Le Christ devient entièrement homme. Ainsi, il nous fait face comme un frère. Se substituant à moi, il se tient là où mon frère devrait se tenir pour moi. […] Le Christ est notre frère. Voilà pourquoi notre frère peut devenir le Christ pour nous. Là où mon semblable en tant que personne m’exige ou se donne entièrement, il devient le Christ pour moi.

D. Bonhoeffer, La Nature de l’Eglise, p. 55

Là encore, l’identification entre le Christ et l’Eglise est encadrée et non absolue : « elle est valable pour moi, dans une expérience concrète »6.

Ces trois structures de l’Eglise sont absolument indissociables et la tension entre ces trois principes fondamentaux doit être maintenue :

Malgré la façon paradoxale dont ils s’opposent l’un à l’autre, aucun de ces principes n’est possible sans les autres. La communauté se caractérise par sa sujétion [Christ Seigneur], par son côte à côte [Christ frère], et par son intime intégration du Christ en elle [Christ communauté]

D. Bonhoeffer, La Nature de l’Eglise, p. 50.

C’est ainsi que Bonhoeffer revalorise la définition de l’Eglise auprès d’une théologie protestante qui, par esprit d’individualisme, serait un peu trop encline à se passer de la question ecclésiologique, sans pour autant céder à une identification totale, absolue, monolithique de l’Eglise et du Christ.

De son ecclésiologie découle d’ailleurs le rapport de l’individu à l’assemblée :

Là où est la parole, une assemblée doit se former autour d’elle. […] L’assemblée est le miracle et l’acte de Dieu. J’appartiens au Christ. C’est pourquoi j’appartiens à l’assemblée. Je me trouve en premier lieu là où se trouve la parole. Ma place est dans l’assemblée. Car je ne peux pas me demander non plus en quoi ma mère m’est utile. Je suis lié à elle, tout simplement !

D. Bonhoeffer, La Nature de l’Eglise, pp. 68-69.

II. De la vie communautaire

Nous avons jusqu’à présent découvert ce que Bonhoeffer entend par « Eglise ». Nous pouvons encore brièvement approfondir le sens qu’il donne à la communauté, ce qu’il étudie dans De la vie communautaire, fruit concret de son expérience au séminaire de Finkenwalde.

La réflexion de Bonhoeffer a cela d’intéressant qu’elle ne pense pas la communauté en tant que cercle mis à part, cloîtré et hors de la réalité du monde. Cela n’étonnera guère à ce stade, Bonhoeffer ne définit pas la communauté autrement que par son rapport au Christ :

Une communauté chrétienne signifie une communauté par Jésus Christ et en Jésus Christ. Il n’existe aucune communauté chrétienne qui serait plus et aucune qui serait moins que cela. De la simple rencontre occasionnelle à la communauté de tous les jours qui dure depuis des années, la communauté chrétienne n’est que cela. Nous appartenons les uns aux autres seulement par Jésus Christ et en lui. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie d’abord qu’un chrétien a besoin d’un autre à cause de Jésus Christ ; ensuite qu’un chrétien ne vient à l’autre que par Jésus Christ ; et, enfin, que nous avons été élus de toute éternité en Jésus Christ, accueillis dans le temps et réunis pour l’éternité.

D. Bonhoeffer, De la vie communautaire et Le livre de prières de la Bible, Genève, Labor et Fides, 2007, p. 26.

Pourquoi a-t-on besoin de l’autre à cause de Jésus Christ ? Parce qu’on ne peut chercher sa libération en soi-même et par soi-même. Seul le Dieu de Jésus-Christ m’apporte la délivrance et me regarde de manière juste. Seul, j’en suis incapable. J’ai donc besoin de l’autre pour qu’il m’annonce la parole libératrice de Dieu : « le but de toute communauté des chrétiens apparaît ainsi clairement : elle nous permet de nous rencontrer pour nous apporter mutuellement le message du salut. Dieu la fait s’assembler en tant que telle et lui donne d’être communauté ».

Un autre aspect, d’une importance capitale aux yeux de Bonhoeffer : être frères et sœurs par le Christ. Je ne me rassemble avec l’autre en communauté non parce que je partage avec lui une piété commune ou que l’on aurait des affects communs, mais parce que tout comme moi, l’autre a été par le Christ « absout de son péché et appelé comme moi, à la foi et à la vie éternelle »9.

En communauté, dans l’Eglise, je vois l’autre au travers du prisme par lequel Christ le voit, un humain dans sa condition de faiblesse mais pardonné, relevé et libéré.

D’ailleurs, le théologien insistera sur ce point en distinguant deux types de communautés. La communauté qui se réunirait sur la base d’affinités ou d’envies communes est appelée communauté psychique. C’est de la volonté propre de ses membres qu’elle se réunit. Nous l’avons vu, il n’en est pas ainsi de la communauté chrétienne, qui, au contraire, est communauté spirituelle, ou pneumatique :

Par pneumatique […], l’Ecriture sainte entend ce qui est créé par le seul Esprit Saint qui fait entrer dans notre cœur Jésus Christ comme Seigneur et Sauveur. […] Dans la communauté spirituelle, c’est la Parole de Dieu seule qui gouverne ; dans la communauté psychique, c’est l’être humain, avec des forces particulières, des expériences, des dispositions aussi bien suggestives que magiques, qui, à côté de la Parole, prétend gouverner.

D. Bonhoeffer, De la vie communautaire, pp. 34-35.

Vivre la communauté chrétienne comme communauté psychique comporte donc un risque grave, celui de vivre sur une image illusoire, l’image que les membres se forgent eux-mêmes de la communauté. Faire cela, c’est bafouer le caractère spirituel de la communauté, et la grâce de Dieu s’occupe alors bien vite de défaire les liens entretenus par cette illusion.

Face à elle, il n’est pas question de tergiverser :

Toute image humaine illusoire, qui se trouve introduite dans la communauté chrétienne, empêche la communauté authentique et doit être brisée pour que la communauté authentique puisse vivre

D. Bonhoeffer, De la vie communautaire, p. 31

Nous comprenons bien sûr qu’une telle virulence contre les expériences humaines, parfois exaltantes, de la religion s’explique par l’actualité du temps de Bonhoeffer, celle des foules hypnotisées, parfois en transe lors de défilés nazis galvanisants. Mais « là où les brumes matinales des idéaux imaginaires se dissolvent, là se lève en pleine clarté le jour de la communauté chrétienne »10.

Il existe pourtant à disposition de la communauté divers garde-fous11. Nous en citerons deux, la prière et la confession mutuelle du péché.

Concernant la prière, intéressons-nous tout particulièrement à l’importance de l’intercession chez Bonhoeffer, prière vitale et concrète pour la communauté, dans laquelle le visage du frère devient petit à petit visage du frère devant le Christ :

Intercéder n’est rien d’autre que la présentation devant Dieu de notre frère en cherchant à le voir sous la croix du Christ, comme un homme pauvre et pécheur qui a besoin de la grâce. C’est alors que tombe tout ce qui me le rend odieux et que je le vois dans toute son indigence et sa détresse, et que sa misère et son péché me pèsent comme s’ils étaient miens, de sorte que je ne puis plus rien faire d’autre que prier : Seigneur, agis toi-même, agis toi seul avec lui, selon Ta sévérité et Ta bonté12. Intercéder signifie accorder au frère le même droit que celui que nous avons reçu nous-mêmes, le droit de nous présenter devant le Christ et d’avoir part à sa miséricorde.

D. Bonhoeffer, De la vie communautaire, p. 77

L’autre garde-fou pouvant être utilisé face au risque de tomber dans une communauté basée sur les affects est de renouer avec la confession du péché entre frères et sœurs. C’est ce qui a été expérimenté au séminaire protestant de Finkenwalde.

Cette pratique, qui existait encore au temps des Réformateurs, a fini par disparaître petit à petit du paysage protestant. Pour Bonhoeffer, la communauté chrétienne vit du pardon de Dieu, et ce pardon s’exprime au travers de l’écoute du frère ou de la sœur qui peut recevoir notre confession. Il s’agit d’une confession mutuelle, Bonhoeffer s’opposant à une confession qui serait reçue par un confesseur unique et distingué d’entre les autres par un statut sacerdotal différent. Bonhoeffer a aussi de la confession une compréhension qui s’oppose l’idée qu’il suffit d’une confession personnelle à Dieu : cette dernière risquerait alors de tourner à l’autojustification.13

Conclusion

Bien entendu, la théologie et la pensée de Dietrich Bonhoeffer au sujet de la communauté va bien au-delà de ce qui a pu en être rapporté ici. A titre d’exemple et parmi d’autres, ses apports sur la reconnaissance comme attitude fondamentale de la communauté, sur la lecture de l’Ecriture sainte en communauté, sur le rapport entre solitude et communauté, sur le rôle de la Cène du Seigneur dans la communauté ou sur le Dieu Seigneur de celles et ceux qui vivent sans Dieu permettraient d’élargir notre réflexion sur et pour nos communautés d’aujourd’hui.

Un point de critique, maintenant. Frédéric Rognon14 souligne à juste titre que notre actualité n’étant plus celle de Bonhoeffer, sa hantise des manifestations « psychiques » (émotionnelles) de la religion, si elle reste valable par rapport à l’utilisation des émotions par certains milieux en particulier, peut elle-même être critiquée. En effet, le protestantisme historique ne souffrirait-il pas d’une forme de sécheresse à ce niveau-là ? Selon Frédéric Rognon,

placer le Christ au cœur de la communauté chrétienne ne devrait pas nous interdire de prendre en compte, et en charge, la dimension psychique de la personne croyante, sous peine de déployer une vision foncièrement réductrice de l’Eglise et de la vie chrétienne

F. Rognon, Dietrich Bonhoeffer, p. 90.

Je lui donne entièrement raison.

Dans un autre sens, je suis persuadé qu’un certain nombre de points peuvent faire écho aujourd’hui.

Je pense par exemple à l’intransigeance de Bonhoeffer dans son christocentrisme. A tous les niveaux de l’Eglise, aujourd’hui, ne serait-il pas urgent d’apprendre encore et de nouveau à penser, agir et réagir à l’aune de ce que notre théologien nous dit de la communauté et du Christ ?

En outre, dans le monde protestant, l’aspect communautaire ne pourrait-il pas être témoignage dans une société où l’individu est fortement poussé à se construire par lui-même ? Pourquoi ne pas, par exemple, revaloriser la formation à l’écoute mutuelle, à la confession mutuelle du péché et à l’annonce de la grâce entre frères et sœurs ? Ne serait-ce pas une manière de vivre la communauté dans ces temps où les rassemblements sont suspendus ?

Terminons sur cette demande insistante de Bonhoeffer, incarcéré, à son ami Eberhard Bethge :

Et aujourd’hui, après de si longs mois sans culte, sans confession et sainte cène et sans consolatio fratrum [consolation des frères], sois mon pasteur, une fois de plus, comme tu l’as été si souvent, et écoute-moi ! […] Depuis que, un jour, il y a bien des années, tu as prié pour moi et avec moi – je ne l’oublie jamais – je crois que tu peux demander quelque chose pour moi comme personne d’autre. […] Si tu veux bien, je vais te dire certaines choses que j’aimerais te faire savoir à mon sujet…

D. Bonhoeffer, Résistance et soumission, p. 158, Lettre du 18.11.1943 à Eberhard Bethge.

Bibliographie

Bonhoeffer, D., De la vie communautaire et Le livre de prières de la Bible, Genève, Labor et Fides, 2007.

Bonhoeffer, D., La Nature de l’Eglise, Genève, Labor et Fides, 1972.

Bonhoeffer, D., Résistance et soumission. Lettres et notes de captivité, Genève, Labor et Fides, 2006.

Rognon, F., Dietrich Bonhoeffer. Un modèle de foi chrétienne incarnée et de cohérence entre les convictions et la vie, Lyon, Olivétan, 2011.

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Notes

  1. Voir Apocalypse 1:9-10 : « Moi, Jean […] je me trouvais sur l’île qui s’appelle Patmos […]. Je fus saisi par l’Esprit au jour du Seigneur », cité in D. Bonhoeffer, Résistance et soumission. Lettres et notes de captivité, Genève, Labor et Fides, 2006, p. 88.[]
  2. Bekennende Kirche : Faction de l’Eglise protestante allemande qui s’est opposée à l’Eglise protestante du Reich, au moment de l’avènement du nazisme.[]
  3. Cf. F. Rognon, Dietrich Bonhoeffer. Un modèle de foi chrétienne incarnée et de cohérence entre les convictions et la vie, Lyon, Olivétan, 2011, p. 62.[]
  4. Thèse soutenue en 1927 et publiée en 1930, sous le titre de Santorum Communio. Cf. F. Rognon, Dietrich Bonhoeffer, pp. 60-62.[]
  5. D. Bonhoeffer, La Nature de l’Eglise, p. 52.[][]
  6. D. Bonhoeffer, La Nature de l’Eglise, p. 56.[][]
  7. D. Bonhoeffer, La Nature de l’Eglise, p. 53.[]
  8. D. Bonhoeffer, La Nature de l’Eglise, p. 55.[][]
  9. D. Bonhoeffer, De la vie communautaire, p. 29.[]
  10. D. Bonhoeffer, De la vie communautaire, p. 31, cité in F. Rognon, Dietrich Bonhoeffer, p. 88.[]
  11. Cf. F. Rognon, Dietrich Bonhoeffer, p. 88.[]
  12. Cf. Romains 11:22.[]
  13. Cf. D. Bonhoeffer, De la vie communautaire, pp. 99-102 et F. Rognon, Dietrich Bonhoeffer, pp. 92-93.[]
  14. Professeur de philosophie des religions, Université de Strasbourg, et pasteur réformé de l’EPUdF.[]

Guillaume Klauser

Guillaume va devenir pasteur-stagiaire au sein de l’Eglise Réformée Evangélique du Canton de Neuchâtel après des études de Théologie aux Universités de Lausanne et de Strasbourg. Intéressé par la question du vivre ensemble dans la société actuelle, il vit actuellement une expérience au sein de l’une des communautés de l’Arche, fondée par Lanza del Vasto sur les principes de la non-violence. Préoccupé par le dialogue entre la foi chrétienne et les enjeux du XXIe siècle, Guillaume prend particulièrement à cœur les questions écologiques, centrales dans sa vie ainsi que dans son mémoire de fin d’études.

La publication a un commentaire

  1. Philippe Golaz

    Merci Guillaume pour cet excellent article. Je suis particulièrement interpellé par la dimension pneumatique de la communauté. Je réalise que c’est une dimension que nous oublions bien souvent lorsque nous gouvernons en Eglise (ou lorsque nous débattons de la gouvernance de l’Eglise). Il y a une dimension libératrice de ce rappel, que tout ne repose pas sur nos forces, que nous ne sommes que serviteurs et que le Maître peut disposer de ses communautés comme il l’entend. Ainsi, une communauté dite “mourante” n’est pas forcément perdue car l’Esprit peut la faire revivre là où les forces humaines s’épuisent. De la même manière, une communauté dite “vivante” peut être sèche et vide si l’Esprit ni règne pas.

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